Aléas de la vie et temps qui passe

Et oui, le temps passe, mais cela tout le monde le sait et ce n’est pas le changement d’heure qui va le ralentir. Et puis, on fait des projets d’avenir, on planifie plus ou moins les deux ou trois années à venir et vlan, une visite de routine chez le médecin à la fin de l’été, un peu comme un controle technique pour se rassurer … pour comprendre pourquoi on se sent encore et toujours plus fatiguée et le verdict tombe : Madame, vous avez un truc là qui ne devrait pas y être … quelques mois et opérations plus tard, traitement chimique et la fatigue s’est amplifiée avec des douleurs lancinantes et quotidiennes.

Alors, on a lâché la Plume, laissé tomber ses écrits l’hiver a été long et froid … et puis, le printemps revient, le soleil brille, la santé n’est pas encore là, mais, les doigts démangent et le clavier cliquette à nouveau …la muse est engourdie mais l’espoir revient … alors, un jour de plui, un petit délire que je vous livre ci-après. Bonne lecture … enfin j’espère :

 

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Aïe,ouille, mais où est-ce que je suis ? Il fait tout noir, vraiment noir, unnoir d’encre. C’est étroit, même pas la place de me retourner, et puis, c’esttout mouillé. Ouh la la, il faut que je me sorte de là en vitesse. Moi et lesliquides on n’est pas copains du tout ! Bon, je ne peux qu’avancer alors,essayons et voyons où cela va me mener. A peine la place de passer la tête … heureusement que mon corps estassez souple et que je peux m’étirer un peu. Allez, un petit coup de reins ethop, me voilà propulsé en dehors de ce piège comme un bouchon de champagne.Allez, je me secoue un peu histoire de retirer ce voile qui m’empêche d’ouvrirles yeux.

J’entrouvreune paupière, puis l’autre. Je referme illico. C’est tout blanc ! Quelcontraste ! Je recommence, il faut bien que je sache où l’imaginationdébordante de ma maîtresse m’a envoyé ! Ben oui, figurez-vous que j’étaistranquillement en train de faire ma petite sieste du matin dans mon  coin préféré, allongé de tout mon long sur monpetit matelas de foin, quand sa muse s’est pointée à ma porte et d’un coup deplume m’a littéralement kidnappé sans rien me demander ! Même pas un petitmot gentil ! Un petit bonjour n’aurai pas été superflu. Eh bien NON !Rien ! Nada ! Ah la la, la politesse n’est plus ce qu’elle était.Enfin … trêve de bla bla … sinon vous allez dire : « Non, mais quelbavard celui-là ! Une vraie pie ! » Alors là je vous arrête tout de suite. STTOOPPP !JE NE SUIS PAS UNE PIE ! Non mais ! Je n’ai pas de plume ! Monpelage est très doux et l’harmonie de ses couleurs me vaut des murmuresadmiratifs. Alors un peu de tenue s’il vous plaît !

Donc,je rouvre mes yeux et contemple cet univers tout blanc. Je tourne la tête.Tiens une plume ? Elle s’envole, plonge la tête la première dans ce drôlede récipient d’où je sors, puis, elle se pose délicatement sur cet espace duneblancheur immaculée. Je m’approche pour mieux comprendre pourquoi elle le salitainsi, avec élégance, je ne nie pas, mais bon, il doit bien y avoir une raison.Et hop ! Elle s’envole à nouveau, refait le plein et poursuit son manège.Les traces forment des mots et les mots s’alignent en phrase. Je me redressesur mon derrière. NON ! Je vous interdis de rire. C’est un exercice trèsdifficile et très périlleux ! J’ai des copains qui se sont fait un tour derein et qui sont restés bloqués. Nous ne le pratiquons qu’en privé pournotamment faire notre toilette, mais, cela reste un secret … chut… vous ne ledirez pas. Je compte sur votre discrétion. Merci. Bon alors, qu’écrit donccette plume ?

Eh,mais c’est de moi qu’elle parle ! Elle raconte toutes les pensées !Tout le monde va me connaître ! Bon d’accord, un cochon d’inde qui porteun nom « capitale » à la sauce manga, ce n’est pas courant, même sicela n’a rien d’extraordinaire quand on est baptisé par un ado, mais tout demême… elle aurait pu me demander mon avis avant de me glisser entre l’encrieret la plume …

 

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