Chap.16 : L’épreuve !

Le loup m’attendait au coin du couloir. Ensemble nous montâmes puis descendîmes encore et encore, j’avais l’impression de descendre aux enfers. Enfin nous stoppâmes devant un trou dans la muraille.

Je baissais la tête et entrais à sa suite dans une sorte de crypte ovale.

Tout autour, la meute assise dans un silence absolu. Au centre, un autel de pierre blanche en deux parties. Une stèle surmontait un plan lisse. Des candélabres éclairaient la scène d’une lueur sinistre.

Je ne pus empêcher mes dents de claquer. Le chef s’installa sur le piédestal et inclina son cou, m’invitant à me coucher devant lui. Sous son regard hypnotique, j’obéis malgré moi. Mes jambes avançaient, mon cerveau restait bloqué par la peur, les loups dégageaient une forte odeur de fauve.

Lorsque je fus allongé, des cercles de métal sortirent du bloc de pierre et me maintinrent solidement.

Darkan se mordit la patte droite, il l’avança juste au dessus de ma bouche et laissa le sang couler dans ma gorge. Son goût âpre me fit tousser, mais j’avalais malgré moi.

L’un après l’autre, puis tous ensemble, ils se lancèrent dans un concert de hurlements qui ne me glaça pas. C’était un chant d’appel respectueux, profond.

Le plafond se mit à luire, des runes apparurent, les mêmes que celles que j’avais déjà aperçu à l’entrée de la Tour. Mais, ici, les couleurs alternaient entre l’émeraude et le jaune d’or.

Une vague de chaleur me submergea, j’eus l’impression que mon sang se mettait à bouillir dans mes veines, ma vue se brouilla, mon ouïe ne captait plus rien. Mon corps se mit à trembler violemment, des secousses brusques et douloureuses me soulevaient, toutes mes articulations ressentaient mille piqures comme des pointes de fer rouge enfoncées avec acharnement. Si je n’avais pas été attaché, je serais tombé lourdement à terre!

Cela dura un temps infini, du moins me sembla-t-il ?

Un dernier sursaut et puis plus rien.

Darkhan se pencha vers la silhouette inerte devant lui.

Il se coucha, son museau entre les pattes, grogna doucement, les anneaux se retirèrent, deux loups s’allongèrent de part et d’autre du chevalier.

Un silence lugubre s’installa.

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