Chap. 7 : Esclave !

Tiens un nouvel esclave pour Freya est arrivé ? Où, donc, as-tu été le chercher celui-là Hinge ? »

-« Haï, Brünhild. Je raconterais tout cela à notre Reine, lorsque je le lui amènerais. »

-« Il n’y aura pas de présentations ce soir. Il te faudra attendre. Mais avant, tu devrais aller te reposer, dépose-le en bas, et monte au premier, ta chambre est préparée. »

Un nouvel esclave pour la Reine ? La présentation ? Mais, qu’allait-il encore m’arriver ?

Je ne pus m’appesantir plus avant sur mon sort. Hinge tourna les talons. Je la suivis vers un couloir sombre, nous descendîmes un escalier en colimaçon. A intervalles réguliers des torches dégageaient une odeur acre qui n’arrivait pas à masquer celle de l’humidité et de la moisissure. Enfin, nous arrivâmes dans une pièce carrée.

Au milieu, un bassin d’eau claire, quelques marches pour y descendre.  A droite et à gauche, des ouvertures grillagées pour des gens de petite taille. Au fond, des chaînes terminées par des

anneaux pendaient du plafond. Un brasero, des fers de marquage accrochés autour, rougeoyait à côté. Une atmosphère rendue encore plus sinistre par le silence qui y régnait.

-« Déshabille-toi ! Allez ! » Elle joignit un coup de pique à ses mots.

Je sursautais et obtempérais sur le champ. Elle s’approcha d’une ouverture, l’ouvrit.

-« A quatre pattes chien et rentre là-dedans »

-« Mais, je…. » Ne pus finir ma phrase, un coup de cravache venait de cingler ma nuque. Sous le choc, je m’affaissais. Elle me botta et je rampais pour me mettre à l’abri dans cette cage.

Elle referma la porte sur moi.

-« Dors bien. Demain, ton dressage commence ! Il est temps que tu comprennes qui tu es ! Il n’est pas question qu’un être de ton espèce me fasse honte devant notre Reine ! Tu vas apprendre à te comporter en esclave obéissant ou par ma main tu périras dans d’atroces souffrances !»

Ma cellule était découpée dans la masse rocheuse. Je ne pouvais m’y tenir debout, me coucher uniquement plié. Etrangement, je n’avais pas froid malgré ma nudité. Les parois étaient rugueuses mais la moiteur sentie dans l’escalier avait disparue. Affamé, épuisé, le corps endolori, je cherchais désespérément l’oubli dans le sommeil.

Des pieds que l’on traîne, des talons qui claquent sur le sol. Je sursautais.

-« Allez avance ! Chien ! Ote tes frusques ! Dans l’eau ! »

Je reconnus la voix de Brünhild. Un claquement de fouet. Un gémissement. Le bruit d’un corps qui entre dans l’eau. Je me tortillais pour regarder par la grille. J’aperçus ses bottes, et distinguais le visage de son jouet humain. Je reconnus l’homme attaché sur le socle au bout de l’allée.

-« Dépêche-toi ! Lave-toi comme il faut ! »

Il se soumit immédiatement aux ordres, se décrassa tout le corps avec une éponge qu’elle venait de lui jeter au visage. Les traits tirés, il extirpa son maigre squelette de l’eau, fit deux pas chancelants vers elle, et s’agenouilla.

Mains sur les hanches, elle le toisait. Elle posa sa main sur sa tête, attrapa ses cheveux à pleine main, tira en arrière.

-« Alors ! Toujours envie de se rebeller ? Je vois à ton regard que non. Bien ! Allons-y »

Résigné, posant ses mains devant lui pour s’aider à se relever, il croisa mon regard. Dans ses yeux, plus aucune étincelle !

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