Chap. 4 : Humilié !

Un coup de pied dans ses genoux le réveilla en sursaut.

Le soleil se levait à peine, la rosée du matin humidifiait l’air ambiant.

Il voulu bouger et fut surpris d’être attaché. Un autre coup dans les reins lui rappela les évènements de la veille.

 – « Debout fainéant ! Quelle odeur pestilentielle ! Déshabille-toi et va te laver à la rivière, nettoie aussi tes vêtements, tu resteras nu en attendant qu’ils sèchent et tu allumeras un feu pour préparer le petit déjeuner. »

Sur ce, elle retira la corde et lui passa un collier de cuir autour du cou.

Je voulus lui répondre mais la vue de la cravache qu’elle tenait dans sa main m’en dissuada. Engourdi par la position inconfortable dans laquelle j’avais du dormir, je retins avec peine un gémissement lorsque je me levais.

Lentement, j’ôtais ma chemise, dénouais le lacet de mon pantalon. Il tomba d’un coup. Je me senti rougir, plein de honte sous son regard fixé sur mon anatomie. Elle me détaillait de haut en bas.

      « Pas mal, musclé juste ce qu’il faut. Nous verrons ce que tu vaux plus tard. »

J’obtempérai avec peine mes pieds étaient encore douloureux de la course de la veille, je me dirigeais vers l’eau, et me plongeais rapidement dans les flots afin d’échapper à sa vue.

Moi, un chevalier qui, deux jours auparavant, bataillait, taillait, frappait d’estoc et de taille, donnait des ordres à mes valets, troussait des servantes dans les recoins du château, j’étais maintenant à la place de ces esclaves.

Je me frottais rapidement, plongeait ma tête dans l’eau fraîche, j’essayais de me nettoyer aussi bien à l’intérieur, qu’à l’extérieur, de trouver la force de lui résister de retrouver ma liberté, ma dignité d’homme. Mais, lorsque je regardais la rive, elle était toujours là poings sur les hanches, un sourire moqueur sur les lèvres.

      « Allez, cesse de perdre du temps, j’ai faim ! »

Je rougis violemment et sortis de ma cachette provisoire, les mains tentant de cacher ma virilité. Elle éclata de rire, un sentiment de honte et d’humiliation que je n’avais jamais ressenti, m’envahit.

-« Et comment vas-tu faire cuire les galettes de blé et chauffer l’eau du thé si tu n’utilises pas tes mains? Allez, bouge toi, cela suffit tes simagrées !»

Bien malgré moi, je dus effectuer toutes les tâches, entièrement nu. Surveillant mes vêtements du coin de l’œil. Lorsque je voulus les mettre à sécher plus près du feu, un coup de cravache sur le bas du dos me ramena vite à ma condition d’esclave.

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