Chap. 1 : Capture !

Mes pensées tournent autour d’un mot : walkyrie. Je m’endors bercée par la pluie qui tape sur la vitre.

Je m’éveille. Il fait froid, humide. Une odeur d’herbe mouillée. Des sabots de chevaux frappent le sol et le font vibrer. Des chiens aboient. J’ouvre les yeux. Des arbres, de la mousse, des rochers ? Mais où suis-je ?

Je me redresse, le cœur battant. Ma main droite est posée sur une épée. A la place de ma chemise de nuit, je porte une armure de métal. Ma tête est lourde du casque qui emprisonne ma chevelure.

Un énorme loup à l’épaisse fourrure grise est couché à mon côté. Je plonge mes yeux dans les siens, il se lève, s’étire, vient glisser sa tête sous ma paume. Etrangement je n’ai pas peur. Je me sens à la fois différente et toujours la même.

Le martellement des sabots se rapproche. Je me lève. Je sais qui vient ! J’ajuste le pommeau de mon épée, contourne le rocher qui se dresse devant moi, mon loup hurle. De ma main libre, je lui caresse la tête, il se tait, se glisse sans bruit dans les buissons, s’aplatit, prêt à bondir.

Voilà le cavalier qui surgit précédé de deux imposants chiens noirs aux babines retroussées, bavant de fureur, de soif de sang !

Mon loup se jette en avant, plante des crocs dans la gorge du premier molosse pendant que mon épée décapite le second.

L’homme lance son destrier caparaçonné de cuir et de plaques de métal. D’un bond, je saute en arrière, évite sa lance, tranche la lanière de sa selle, le voilà à terre.

Mon loup en a terminé avec son attaquant. Il hurle, s’élance sur le cheval qui de frayeur s’enfuit au galop.

Je m’avance. D’un coup de pied, je retourne l’homme à terre. Il perd son heaume. Je maintiens son poignet avec ma botte. Il ouvre les yeux. L’étonnement d’avoir été vaincu par une femme se lit sur son visage.

      « Mais qui êtes-vous ? »

      «Celle qui t’a vaincu ! Et désormais tu n’es plus rien »

      « Mais, je suis un chevalier ! »

      « Tu étais !  Je suis une walkyrie, je suis descendue des monts d’Odin afin de trouver un nouvel esclave pour mon plaisir et ce sera toi ! Maintenant, debout ! Comme tu n’es plus un chevalier, enlève ton armure ! Tu resteras en chemise et en braies ! Puisque tu n’as plus de cheval, tu marcheras ! Et désormais, m’OBEIR est ton seul souci »

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