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Anita Blake ... suite ...

Pffff... il est déjà fini ... j'ai bien aimé. C'est un excellent mélange de suspense, un zeste d'érotisme et de l'action. Je pense que j'achèterai le suivant dès que je le verrais. Je comprends l'engouement de ses fans.

Cela me rappelle quand les "Blade" sont sortis il y a  ... euh ... un bon nombre d'années. Le premier, je l'avais lu par curiosité , le second parce que le premier m'avait plu et ainsi de suite. Je ne sais plus combien de volumes ils ont sorti, mais, les histoires étaient à chaque fois suffisamment passionnantes pour donner envie de poursuivre.

Bon maintenant, je vais entamer celui que l'on m'a offert récemment : le Complot Machiavel d'Allan Folsom. 

Vous connaissez?

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Anita Blake

Voilà un nom qui revient régulièrement ces derniers temps dès que je feuillette sur papier ou sur le web les pages des nouveautés littéraires.

Je me suis dite et redite :" allez ne succombe pas à la tentation comme tout le monde, ce n'est qu'une histoire de vampire, eh oui, encore une qui arrive après le succès de Twiligh." 

 
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Aléas de la vie et temps qui passe

Et oui, le temps passe, mais cela tout le monde le sait et ce n'est pas le changement d'heure qui va le ralentir. Et puis, on fait des projets d'avenir, on planifie plus ou moins les deux ou trois années à venir et vlan, une visite de routine chez le médecin à la fin de l'été, un peu comme un controle technique pour se rassurer ...  
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Chap. 34 : L'Arc des Sanglots

La voix grave du père des jumeaux entonna le poème du barde SQUINOLAS le sage qui allait permettre à l’Arc des Sanglots de remonter du fond des océans :

  
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Chap. 33: Le Chevalier commence à découvrir son pouvoir ...

Remettant l’épée dans son fourreau, une sorte d’angoisse commença à m’étreindre.

Que je subisse un entraînement afin de pouvoir me défendre et combattre sur la route menant aux catacombes, m’avait paru logique puisque certaines armes m’étaient inconnues.

 Mais le fait que je sois équipé d’armes recélant une magie aussi puissante que la capacité de donner la mort en fonction de qui les tenaient commençait à me faire craindre les différents obstacles et ennemis que j’allais rencontrer.

 Et je me mis à prier : pourvu que les dieux soient avec moi ! Paradoxal, puisque c’étaient eux qui m’imposaient cette épreuve et qui, dans le même temps, me donnaient les moyens d’y arriver. Notre destin était écrit et les dieux y participaient pleinement.

 Cette nouvelle manière de penser mettait en évidence à quel point, vivre dans cette société, jour après jour, m’avait petit à petit imprégné de croyances nouvelles qui s’adaptaient parfaitement à un côté de ma personnalité que j’ignorais totalement jusqu’alors.

 Je me découvrais une volonté et une envie de réussir non pour le plaisir superficiel que j’affectionnais particulièrement dans le passé, mais pour la satisfaction d’avoir accompli quelque chose de bien et d’utile pour d’autres.

 Relevant la tête, je regardais Darkhan qui était resté silencieux attendant que je sorte de mes pensées.

 -Bien et maintenant, où allons-nous ?

 -Vous devez rejoindre vos appartements et vous reposez Maître. Demain, vous poursuivrez votre préparation avec ce nouvel équipement.

 -Darkhan, j’aimerais en apprendre plus sur la maîtrise du pouvoir du Sang Canidale. Le temps défile très vite et il me semble que le départ sera pour bientôt.

 -Comme vous le souhaitez, Maître. Je vous suis et je préviens la meute afin qu’elle soit attentive à vos « essais ».

 Le chef des loups s’immobilisa quelques secondes, puis repris sa marche à mes côtés, me devançant légèrement pour m’indiquer le chemin dans ce dédale de couloirs et d’escaliers. Parfois, j’avais l’impression que cette tour n’était qu’un gigantesque labyrinthe dont les murs changeaient en permanence d’emplacement.

 Enfin, je reconnus ma porte. Nous entrâmes et j’allais me verser un verre de cette boisson fraîche et apaisante qui emplissait le pichet toujours à ma disposition au centre de la table avec plusieurs gobelets en étain.

 -Par quoi commençons-nous ?

 -Asseyez-vous, Maître. Il faut que vous sachiez que vous pouvez, soit nous contacter individuellement simplement en pensant à nous, comme vous le faites avec moi ou avec Alpha, soit atteindre tous les loups en même temps. Et quand je dis tous, cela comprend également les meutes qui vivent dans la forêt.

 Assis sur la banquette au pied de mon lit, mon verre à la main, je balbutiais :

 -D’autres meutes, mais combien y-a-t-il de loups ?

 -Il y a plus d’une vingtaine de meutes réparties sur tout le territoire. Chaque meute compte environ une douzaine d’individus en moyenne. Donc, vous êtes le Maître de vingt et une meute soit deux cent cinquante loups, moi inclus. 

 Bouche bée devant un nombre qui me paraissait déjà énorme, Darkhan poursuivait :

 -Avant que le temps ne soit arrêté nous étions près de mille, mais, la raréfaction de la nourriture nous a obligés à réduire le nombre de naissances afin que chacun puisse survivre dans les meilleures conditions.

 -Mais, comment chasses-tu en restant toujours au château ?

-Nous résidons ici uniquement lorsque notre présence est requise car nous accompagnons la Reine dans tous ses déplacements. Maintenant que nous avons un Maître, c’est lui que nous suivrons et une autre meute se chargera d’escorter Freya.

 - Et je peux donc me mettre en contact avec vous tous ? demandais-je toujours aussi étonné.

 -Oui, Maître, pensez à nous en tant que le prolongement de vous-même et envoyer un message. Tous ne vous répondront pas, ce serait trop long, mais vous sentirez chaque chef de meute acquiescer réception de votre appel précisa Darkhan de sa voix calme et pondérée.

Enfin sa voix… ses mots résonnaient dans ma tête et je trouvais maintenant normal qu’un loup communique avec moi, pense et réfléchisse un peu à la manière d’un humain. Nos regards croisés rendaient cet échange encore plus réel.

 Instinctivement, je fermais les yeux.

 

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Oubli de l'Etre Humain

De retour, de passage. Une escale ou bien un port. Peu importe où l’on se trouve. Peu importe le temps que l’on y reste. Que reste-t-il quand on repart ? Des souvenirs tristes ou gais. A nous de savoir les colorer des couleurs de l’arc en ciel pour que nous puissions mieux profiter de la prochaine halte. 
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Chap. 32 : Hinge et le Bassin d'Emeraude

 

Dans la grande pièce des appartements d’Ingmar, Hinge se tenait debout devant lui, mains au dos, tête légèrement baissée, sourcils froncés. Sa tenue vestimentaire composée d’une tunique beige très simple et d’un pantalon de même toile détonait par rapport à ses habitudes vestimentaires habituelles de guerrière, seules ses bottes étaient toujours les mêmes. 

-Bien Hinge, il est temps pour nous d’aller écouter les volontés d’Odin quant à la composition du groupe qui accompagnera le chevalier dans sa quête. Brunhilde doit nous rejoindre dans la Salle du Bassin d’Emeraude. 

-Pourquoi dois-je vous accompagner ? Je n’ai pas votre statut. Je n’y suis jamais allée jusqu’à présent. Alors pourquoi aujourd’hui ? 

-Je ne sais. Les Dieux ont demandé ta présence et nous devons leur obéir. 

-Bien alors allons-y, soupira-t-elle, mal à l’aise dans ces vêtements imposés par l’obligation de se montrer humble et simple. 

Ils se dirigèrent tous deux vers la porte et quelques instants plus tard, ils pénétraient dans la salle où Brunhilde et Ingmar avaient communiqué à Odin leur trouble quant à l’attitude de Freya envers le chevalier.

Sa mère les attendait déjà au bord du bassin. 

-Bonsoir mère. 

-Bonsoir Hinge. Voilà un grand honneur qui t’es fait en ce jour d’écouter la voix de ton père depuis qu’il a rejoint ses ancêtres au Walhalla. 

-Oui, j’en suis consciente même si je ne comprends pas encore pourquoi.

 Ils se positionnèrent tous les trois à égales distances autour du puits. La lumière verte se mit aussitôt à briller de plus en plus et enfin, dans le silence respectueux, la voix grave dit :

 -L’âme des plus valeureuses de nos walkyries mortes au combat pour notre peuple ont accepté de suivre le chevalier. Mais, le temps est limité. Il ne pourra maîtriser ses armes autant qu’il le faudrait pour affronter tous les dangers qui vont tenter de l’empêcher d’accomplir sa quête.

Dans le parchemin de la prophétie, il est mentionné que le chevalier sera accompagné par l’Arc des Sanglots. Plusieurs conditions doivent être remplies pour pouvoir s’en servir. Tout d’abord, seule la plus habile et la plus instruite dans cet art très particulier qu’est l’archerie, qui n’est pas considéré comme très honorable par notre code, mais qui, néanmoins, fait parti des techniques de combat que nous nous devons de transmettre de génération en génération, pourra le manier. C’est toi Hinge, la plus adroite de nos guerrières qui a été désignée!

-Si tel est mon destin, je l’accompagnerais et le seconderais sans faillir dans sa mission. Mais, l’Arc des Sanglots ? Pardonnez mon inculture, mais je ne connais pas cet objet. Il n’y a aucun arc dans la Salle des Lames Engourdies. 

-L’Arc des Sanglots appartient au monde des Abysses. Sa fabrication remonte à la nuit des temps. 

Une très ancienne légende raconte qu’un marin, qui n’avait pas suivi les ordres de son capitaine de se boucher les oreilles et de se bander les yeux au passage du détroit des colonnes d’Hercule par une nuit de pleine lune, a aperçu une sirène et en est tombé éperdument amoureux. 

Mais, la belle naïade au lieu d’attirer cet imprudent pour le noyer au fond de l’océan, plongea son regard dans ses yeux et par la magie de cet instant unique senti son cœur battre au rythme du sien. 

Malheureusement, les dieux n’approuvèrent pas cette idylle. Ils punirent les deux amoureux en leur jetant un sortilège bien cruel. Le marin ne pouvait plus apercevoir sa bien aimée, tandis quelle pouvait le voir, mais non l’approcher. Elle le suivait sur toutes les mers. Il ne dormait plus, restant accoudé au plat bord toutes les nuits ne surveillant plus la route du navire. 

Si bien qu’une nuit plus sombre que les autres, l’étrave de son bateau heurta des récifs. Tout l’équipage en réchappa, sauf lui. Sa tête cognant contre les rochers, il disparut dans un tourbillon, empêchant ainsi la sirène de le sauver.

Dans sa grande douleur, elle ramassa le bois sur lequel il se posait pour la guetter et en fit un arc, puis elle rasa sa magnifique chevelure d’or et la tressa en une corde fine et souple et la tendit sur l’arme. On raconte que, durant les longues heures qu’elle passa à créer cet objet, ses larmes ne se tarirent jamais inondant ses mains besogneuses, si bien qu’à chaque flèche décochée un long sanglot se fait entendre. 

L’Arc des Sanglots est à l’abri dans une grotte sous-marine. Seul, celui qui connaît le poème de l’ondine peut l’invoquer en le récitant et seule la main d’une vierge au cœur emplit d’un amour pur peut le toucher et s’en servir. Voici les conditions pour qu’il accepte de te suivre Hinge. Es-tu prête à accepter ce cadeau pour accompagner le chevalier dans son voyage ? 

Les précisions d’Odin sur les différentes qualités que devaient avoir celle qui porterait l’arc, laissait Ingmar pantois, et il regardait la walkyrie avec un nouveau regard. Le rouge lui était monté aux joues, donnant un peu de chaleur et d’humanité à son visage aux contours assez anguleux. 

-Oui Odin, je suis prête si telle est votre volonté, répondit-elle d’une voix étranglée et que seule la parfaite acoustique de la salle permettait d’entendre. 

La lumière du bassin ondula, et en silence, ils attendirent qu’Odin récite les vers de la sirène.

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Chap. 31 : L'équipement du Chevalier

Toujours à l’affût, j’effectuais un tour complet sur moi-même.

 
Rien ! Personne !

 
Une nouvelle tape ! Je bondis en avant tout en me retournant épée toujours brandie.

 
Rien ! Personne !

 
Je ne comprenais pas. Bien sûr, que dans cette tour runique, la magie régnait partout et sur tout, mais pourquoi me frapper et sur les reins alors que je n’avais fait que respecter scrupuleusement les instructions.

 
Peut-être devais-je juste choisir les armes, sans pour autant les emmener ? Je déposais donc celles-ci à terre. Une longue plainte aigüe se fit entendre, je les repris aussitôt. Elle cessa de suite.

 
-Ecoutez, je ne sais pas ce que tout cela signifie. Que dois-je faire ? Je vous en prie, aidez-moi, je ne demande qu’à vous obéir.

 
Debout, au centre de la pièce, j’attendais une réponse lorsque la lumière se mit à décliner rapidement pour n’être plus à nouveau qu’un halo.

Mais, celui-ci n’était plus devant mes pieds pour m’indiquer le chemin, il illuminait en plein centre de la paroi de gauche, un long couteau en incurvé comme une demi-lune au manche en ivoire.

Une nouvelle tape ! Cette fois, je ne regardais pas derrière moi, je m’approchais prudemment, tendis les doigts vers l’arme qui se laissa prendre. Une douce chaleur se propagea dans mes reins et instinctivement, je la glissais dans ma ceinture à l’endroit exact des légers coups.

 
La voix se fit, alors, entendre à nouveau.

 
-Voilà chevalier ton équipement pour effectuer ta quête est complet. Les âmes des walkyries à qui ont appartenues ces armes par le passé t’ont choisi. A toi d’en être digne ! Acquiert la mémoire de l’essence de l’élément auquel chacune correspond et tu auras accès à l’expérience de ces valeureuses guerrières.

 
-Comment obtenir cette mémoire ? Comment saurais-je que je l’ai ?

 
-Regarde ton bouclier. En son centre est gravée la rune qui symbolise la terre mère. Elle s’activera dès que tu l’auras trouvé. C’est le premier élément qui viendra à toi, car il protègera ton corps des attaques de tes ennemis et ton esprit des sorts de mirage en te permettant de rester ancrer en terre avec l’aide de celle qui partagera cet élément avec toi.

 
J’attrapais l’écu que j’avais glissé sur mon dos en passant le bras dans la lanière de cuir qui y était accrochée à cet effet. Le tenant d’une main par la poignée, je caressais le bois poli avec respect. La surface était découpée en trois quartiers chacun d’une couleur différente. Quatre symboles runiques étaient gravés dans le frêne. Leur couleur mate détonait sur le fond brillant.

 
-Partager cet élément, mais comment, je ne comprends pas ?

 
-Patience Chevalier, tout se mettra en place naturellement. N’encombre pas tes pensées avec des questions dont les réponses ne te sont d’aucune utilité pour le moment.

 
-Bien, si vous le dites, répondis-je d’un ton à la fois déçu et fataliste, quand la première rune va-t-elle s’activer ?

 
-Quand le moment sera venu. Laisse le destin s’accomplir. Maintenant rejoint tes quartiers et demain, pour ton entraînement, emporte avec toi ton équipement, ne l’oublie sous aucun prétexte, désormais, il ne doit jamais te quitter, de jour comme de nuit, où que tu ailles, quoi que tu fasses !

 
-Bien je le ferais.

 
La lumière reprit son chemin vers la porte, je la suivis et sortis. Darkhan m’attendait tranquillement couché aux pieds de Brunhilde. Il se redressa et baissa la tête, semblant saluer mes armes.

 
-Je vois que les plus féroces des walkyries dont les faits d’armes sont les plus racontés dans nos chants t’ont accordé leur confiance, me dit Brunhilde avec un accent respectueux que je ne lui connaissais pas.

 
Comme elle regardait avec envie l’épée, je la lui tendis pour qu’elle la prenne. Elle se recula, mains tendues en avant.

 
-Ne fais jamais cela chevalier ! Sache qu’elles n’obéiront jamais qu’à toi ! Elles se sont offertes de t’aider, de t’accompagner dans ta vie de combattant, toi et toi seul ! Quiconque voudra s’en emparer sans que tu lui donnes volontairement mourra dans d’atroces souffrances. Et l’âme de la guerrière ira directement au Helheim. Personne d’autre que toi ne doit les toucher, même simplement un instant pour un prêt comme tu voulais le faire avec moi.

 
Je regardais l’épée, complètement éberlué devant une telle magie. Je prenais réellement conscience du précieux don qui venait de m’être fait et décidais de mettre toute mon énergie ma vie durant à être digne d’une telle offrande.

 

-Excuse-moi Chevalier, mais il me faut y aller, je suis attendue, ajouta Brunhilde en m’adressant un hochement de tête et elle s’en fût d’un pas assuré.

 

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Chap. 30 : Pensées de Freya dans son bain

De la buée envahissait la salle de bain. Le bassin creusé à même le bloc de lapis-lazuli, empli d’une eau chaude et parfumée, occupait la plus grande partie de l’espace. 

Freya venait de se dévêtir, les yeux fermés elle prenait son temps. Elle avança son pied et effleura la surface plane de l’eau du bout de ses orteils pour en évaluer la température. Un sourire de contentement se dessina doucement. 

Lentement, elle glissa sa cheville et descendit la première marche, puis la suivante. L’eau remontait le long de sa jambe galbée. Elle marqua une pause lorsque l’onde atteignit le haut de ses cuisses, se pencha en avant, plongea ses mains, écarta ses doigts, puis les resserra et prenant un peu d’eau dans ses paumes, mouilla ses bras.

Un long frisson de plaisir remonta le long de son dos. Son sourire s’accentua. Elle se cambra en arrière et se laissa couler plongeant toute entière.

Quelques secondes, puis, d’un mouvement souple, elle ressortit, sa longue chevelure disposée comme une parure humide sur ses épaules rondes. 

 En soupirant d’aise, elle s’accouda au bord et commença à se relaxer après les tensions de cette journée d’entraînement. 

Elle tentait de relativiser les derniers évènements, mais elle ne pouvait s’empêcher de froncer les sourcils. La mère d’Hinge n’avait pu venir chercher le chevalier que dans un seul but : l’emmener dans la Salle des Lames Engourdies. 

Elle s’était énervée, tapant du talon sur le sol, lorsque Munin était venu le premier jour lui rappeler sa mission. Mais, au fil des heures passées aux côtés de cet homme,  elle s’était étonnée de sa ténacité et de sa volonté, et, aujourd’hui, elle devait reconnaître que, contrairement à ce qu’elle avait craint au premier abord, il n’était pas si mauvais que cela à la course, qu’il avait écouté tous les conseils qu’elle lui avait prodigués s’appliquant toujours à les suivre scrupuleusement, et lorsque le résultat n’était pas celui escompté, il recommençait encore et encore. 

Certes, le maniement de la javeline lui était devenu plus familier, mais il n’arrivait toujours pas à ficher l’arme convenablement dans l’obstacle qui lui était désigné. Le temps manquait pour qu’il assimile complètement la technique. 

Pour affronter les dangers qu’il allait rencontrer sur la phase finale de la quête, il lui faudrait avoir réussi à acquérir l’essence de la mémoire de chaque élément. 

Celui de l’arme de lancer était tout naturellement le vent.  Mais jamais aucune guerrière n’y était parvenue jusqu’à présent. Une véritable énigme quant à la manière de l’obtenir ! Aucun écrit ou document d’aucune sorte, même pas l’ombre d’une légende ne mentionnait un détail permettant de découvrir le lieu où le trouver ou encore sous qu’elle forme il se présentait.

Alors comment le chevalier pourrait-il réussir là où toutes les plus valeureuses walkyries avaient échouées ? 

Les âmes de ses ancêtres sauraient s’il méritait de porter les armes de certaines d’entre elles. Mais, elle connaissait toutes les implications de cette visite, et même si  elle savait que ce jour viendrait, elle ne pouvait s’empêcher de craindre le moment où il lui faudrait regarder cet homme dans les yeux. 

Un bruit dans la pièce voisine la sortit de sa rêverie. Sans doute lui apportait-on son repas ? A cette pensée, son estomac se manifesta par une crampe fort peu agréable. 

Elle se redressa, attrapa un morceau de savon, le fit glisser le long de son bras, effleura son aisselle, puis revint lentement sur sa poitrine. Elle le passa sous l’arrondi de son sein, descendit le long de son ventre musclé, frotta délicatement sa hanche avant de le passer sur ses fesses, reins creusés, cuisses légèrement écartées, dans une posture très évocatrice de sa sensualité.

Elle termina rapidement, se rinça et attrapa une grande serviette de bain dont elle se drapa en sortant du bassin. Pieds nus, elle rejoignit la table où un dîner copieux l’attendait.

Elle mangea de bon appétit et se coucha fatiguée mais dans l’attente du lendemain qui viendrait bien assez tôt.

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Chap. 29 : La Salle des Lames Engourdies

Les premiers rayons du soleil étiraient leurs bras engourdis de la nuit. La rosée s’évaporait lentement comme un voile s’effaçant pour révéler la beauté de la nature à celui que le sommeil avait fui très tôt.

 

Dans cette humidité ambiante, toutes les senteurs se mélangeaient à la terre et me rappelait les sous-bois dans lesquels je chassais jadis lorsque ma vie n’était que succession de fêtes, tournois, duels d’honneur, course après des demoiselles effarouchées que je culbutais sans vergogne dans quelque grange, amusements aux dépens des serfs, une vie qui me paraissait bien futile maintenant. Je secouais la tête à ces souvenirs importuns.

 

A l’entrée de l’arène, je fis une pose, respirais à plein poumon en bombant le torse, serrait les poings, pliait les genoux, avant de m’élancer pour mon premier tour de piste.

A ma grande stupéfaction, Darkhan se mit à courir à mes côtés de sa démarche souple, ses pattes semblant à peine toucher terre. Je ne posais pas de question, préférant me concentrer sur mon allure que j’augmentais petit à petit afin de trouver le rythme qui me permettrait d’acquérir l’endurance nécessaire, avant de m’essayer à la vitesse. 

Lorsque le jour éclaira tout le terrain d’entrainement, Freya fit son apparition, accompagnée du reste de la meute. L’astre solaire éclairait sa chevelure comme une auréole de feu. Toujours habillée de la même tenue de cuir, elle m’observa pendant quelques tours. Puis, elle vint remplacer le loup qui rejoignit les autres à la même place que la veille. 

Côte à côte pendant deux tours, elle accéléra l’allure, je suivis, elle força encore, je suivis plus difficilement. Enfin, elle s’arrêta. J’étais essoufflé, mais content d’avoir mieux réussi. 

-Bonjour Chevalier. Vous êtes matinal aujourd’hui ! 

-Bonjour Dame Freya, répondis-je entre deux respirations bruyantes, je voulais profiter de l’aube pour commencer afin de ne pas vous faire perdre votre temps.

 
-Vous ne me faites pas perdre mon temps. Mon devoir est de vous entraîner afin que vous puissiez réussir votre quête. Désormais, je serais là aussi dès le lever du soleil. Tenez buvez un peu. Ensuite, nous reprendrons le maniement de la javeline. 

Et ainsi, s’écoula cette journée et les deux semaines qui suivirent. Mon endurance à la course s’améliorait, je n’arrivais pas à semer la Reine, mais elle n’arrivait plus à me doubler lorsque je ne partais qu’avec un tour d’avance. 

Au fil des jours nos rapports avaient évolué. Elle ne s’adressait plus à moi sur le même ton de commandement. Je sentais poindre en elle un certain respect tout au moins pour les efforts que je fournissais afin de parvenir au niveau nécessaire pour être l’élu qui ramènerait le voile de Nerthus avant la prochaine pleine lune afin de sauver la vie de son frère jumeau Ingmar et par conséquence de tout le peuple des walkyries. 

Certes mon adresse au lancer se révélait plus aléatoire. Mais, elle ne semblait pas s’inquiéter outre mesure de ce que je considérais déjà comme une faiblesse propre à être un obstacle à la réussite de ma mission. 

Régulièrement, Munin et Hugin survolaient l’aire sablée, ils allaient rendre compte à Odin de mes progrès.

Mais où en étais-je véritablement ? Combien de temps encore avant d’être obligé de partir ? Combien de jours dureraient ce voyage ? Qui m’accompagnerait ? Qui ou quoi allais-je devoir affronter ? Et comment ce voile pourrait-il sauver tout un peuple ? Autant de questions qui ne trouvaient aucune réponse malgré les jours et les nuits qui défilaient. 

Ce soir là, Brunhilde apparut au portail juste au moment où nous venions d’en terminer. 

-Bonsoir chevalier, suis-moi !

-Bonsoir Brunhilde, où allons-nous ? 

Elle tournait déjà les talons. Darkhan et moi la suivîmes dans un dédale de couloirs. Arrivés devant une porte de chêne dont le centre était gravé d’une rune dont l’or semblait palpiter comme un cœur, Brunhilde s’effaça. 

-Tu dois entrer seul. Nous t’attendrons ici. 

Je regardais alternativement la walkyrie et le chef des loups, puis je fis un pas, posais ma main sur le vantail dont la tiédeur me surprit. A peine mes doigts avaient-ils exercé une légère pression qu’il s’ouvrit sans peine et sans bruit. Seul un rond de lumière au sol, j’avançais, le cercle se déplaça guidant mes pas dans la pénombre. La porte se referma et la luminosité s’accrut peu à peu pour éclairer toute la pièce. 

Les murs étaient recouverts du sol au plafond d’armes de toutes sortes. Des plus courantes comme des épées, des javelines, des marteaux, des boucliers, d’autres ressemblaient à de longs couteaux de différentes tailles incurvés comme des lunes. 

Une voix résonna dans ma tête. 

-Ici sont rassemblées toutes les armes des guerrières mortes en combattant pour leurs Dieux, leur peuple, leur honneur. Chacune a le souvenir des affrontements auxquels elle a participé. Approche. Touche-les et si l’une d’entre elle veut te servir, alors elle se lovera dans ta main et te le fera sentir. 

Je restais un instant interdit. Je ne m’attendais pas à devoir être choisi par un instrument. Ce n’était qu’un objet après tout et pour moi seules l’adresse et l’habileté alliées à l’entrainement et l’expérience pouvaient faire la différence lors d ‘un combat. Mais la magie était décidément partout dans ce monde. Elle imprégnait chacun et chaque chose, les reliant pour un destin commun. 

Je ne savais par où commencer. Je laissais mon regard effleurer les différents bois, métaux, arcs, couteaux, etc. 

 J’avançais vers une première épée, rien, une autre, rien et ainsi de suite, quand, au moment où j’allais retirer ma main, je sentis comme un picotement. Je posais à nouveau mes doigts sur le pommeau, celui-ci se coula dans ma paume. Je pris donc l’étui et dégainais une longue épée damasquinée. Elle était légère dans ma main alors qu’elle semblait peser plusieurs kilos. 

Fort de cette première trouvaille, je poursuivais, une javeline, puis un bouclier rejoignirent l’épée. Ainsi équipé, j’allais ressortir de cet incroyable endroit lorsque je reçus une tape légère sur mes reins.

Instantanément, je lâchais la javeline et épée brandie, bouclier sur le dos, je me retournais prêt à me défendre. Au lieu et place d’un ennemi quelconque, il n’y avait que le vide !

D’où pouvait bien venir cette sensation?

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Fantasy Blog - Acrostiche

F lânant sur les routes de l’internet

A u détour d’un clic de souris

N ’ai-je point vu apparaitre

T alismans, sortilèges et maléfices ?

A llons, allons point d’inquiétude

S ur ce blog que d’agréables lectures

Y aurait-il un autre endroit

B ouleversant autant et aussi bien

L a quiétude de notre quotidien?

O ublions tout et partons découvrir

G énérosité et convivialité

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Chap. 28 : Début de journée

Je me réveillais après un profond sommeil sans rêve. J’étirais chacun de mes membres l’un après l’autre, tous mes muscles renâclaient à la tâche. Mais, il me suffisait de penser au doux et énergique visage de la reine pour que la ferme volonté de réussir m’imprègne à nouveau.

Je sautais plus lourdement que je ne l’aurais voulu au bas de mon lit, allais d’un tapis à l’autre jusqu’à la salle de bains. La vasque était toujours pleine d’une eau tiède et bienfaisante. Comment ? Je ne me posais plus la question, tout relevait de la magie dans cette tour. Et je ne fus pas autrement surpris de découvrir un copieux petit déjeuner sur la table en endossant ma chemise.

Quelle heure était-il ? Aucune fenêtre ne donnait cette indication. Tout en dévorant avec appétit une tartine de pain, je songeais à mon intrusion dans la vie intime de la louve avec ses petits.

Tout doucement, je pensais à elle. Je reconnus la sensation éprouvée la veille, j’avançais lentement. Elle était réveillée, l’allaitement du matin venait de se terminer. Je sursautais lorsque je me rendis compte qu’elle « s’était tournée » vers moi. 

-Bonjour Maître. 

-Bonjour Alpha, comment vas-tu ? 

-Beaucoup mieux, Maître. La meute prend soin de moi et de ma portée comme il est d’usage dans notre société. 

-Je sens comme une interrogation. Aurais-tu quelque chose à me demander ? 

-Je ne veux pas vous déranger Maître. Mais, je me dois de vous répondre. C’est au sujet de dernier né de la portée. Il est très différent des autres et même de tous les petits que j’ai eu.

-Différent de quelle manière ? Demandais-je très dubitatif quant à mes capacités à évaluer la situation, étant donné le peu de connaissances que j’avais sur cette espèce. 

-Hier soir, Darkhan et moi avons eu une conversation au cours de laquelle notre chef s’est montré assez, euh, comment pourrais-je dire dans votre langage, « grognon », toute la portée a eu peur et s’est retirée, mais pas lui, il a bien montré les signes de son respect de la hiérarchie, mais sans aucune frayeur.

Lorsque les bébés deviennent des louvards à quatre mois, le Maître des loups les sonde afin de connaître leur caractère et de s’assurer de leur loyauté. Parfois, dans certains cas, cet examen peut être effectué beaucoup plus tôt. 

-Mais, il vient à peine de naître, n’est-ce pas trop tôt ? Et tu le sais, je n’ai pas encore pratiqué un tel acte. 

-Oui, Maître, il faut attendre deux mois encore. Et ce sera à vous de décider. 

-Bien, nous en reparlerons. Bonne journée Alpha. 

-Merci Maître, il faut que vous sachiez que nous sommes tous avec vous. Nous avons confiance dans vos capacités et admirons votre courage. 

Une intense vague de chaleur m’envahit en entendant ces derniers mots, un peu comme si toute la meute s’était jointe à Alpha, peut-être était-ce le cas ? Je souris. Décidément, je n’aurais de cesse d’être étonné des bizarreries de mon destin.

Je terminais promptement mon petit-déjeuner et en ouvrant la porte, je découvris Darkhan qui m’attendait. 

-Bonjour Maître. 

-Bonjour Darkhan lui répondis-je de la même manière, sans ouvrir la bouche, allons nous entraîner. 

-La Reine n’est pas encore là, vous serez seul pour commencer. 

-Cela me convient très bien, dis-je en pressant le pas.

 

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Amour

Il y a l’amour et l’Amour.

Celui avec un petit a et celui avec un grand A.

 

Il y a l’amour des petites gens
et l’amour des grands de ce monde
Il y a l’amour des enfants
et celui des grandes personnes
Il y a l’amour des gens de petite taille
et celui des gens de taille « normale »
Il y a l’amour d’une nuit
et celui qui dure toute la vie

Y-a-t-il plusieurs « amour »
ou bien y-a-t-il différentes façons d’aimer ?

Il y a l’amour tendre
et l’amour cruel
Il y a l’amour charnel
et l’amour platonique
Il y a l’amour coup de foudre
et l’amour romantique
Il y a l’amour débutant
et l’amour finissant

Et vous, comment aimez-vous ?

 

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Amour

Il y a l’amour et l’Amour.

Celui avec un petit a et celui avec un grand A.

 

Il y a l’amour des petites gens
et l’amour des grands de ce monde
Il y a l’amour des enfants
et celui des grandes personnes
Il y a l’amour des gens de petite taille
et celui des gens de taille « normale »
Il y a l’amour d’une nuit
et celui qui dure toute la vie

Y-a-t-il plusieurs « amour »
ou bien y-a-t-il différentes façons d’aimer ?

Il y a l’amour tendre
et l’amour cruel
Il y a l’amour charnel
et l’amour platonique
Il y a l’amour coup de foudre
et l’amour romantique
Il y a l’amour débutant
et l’amour finissant

Et vous, comment aimez-vous ?

 

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Interrogation

Bonjour,

J'ai mis le chapitre 27 de ma nouvelle, qui prend des allures de roman au fil du temps et des idées qui me viennent, en ligne et je dois avouer que je m'interroge sur la nécessité de continuer à le faire.

Au départ, j'ai mis cette nouvelle sur mon site parmi tous les autres textes que j'écris. Classés par catégorie chacun y lit ce qu'il veut.

J'ai découvert au hasard de mes surfs sur le net, la possibilité d'ouvrir un blog dans l'univers de la fantasy. Comme, c'est le cadre de La Walkyrie, j'ai donc décidé d'en créer un.

Mais aucun commentaire, bon ou mauvais, les deux pouvant être constructifs ne m'indiquent si quelqu'un en suit la lecture au fil des chapitres. Certes, me direz-vous, il y a le nombre de passage sur le texte, je dis passage et non lecture, car rien n'indique que les personnes sont allées au dela des premiers mots.

Donc, que faire? 

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